Police des constructions

Le domaine de la police des constructions étant parfois une source de frustration pour les citoyens, d'une part parce que la démarche est devenue très complexe et d'autre part parce que l'on ignore simplement ses droits et obligations, la municipalité souhaite rappeler ici quelques points essentiels en cas de travaux.

Les informations ci-dessous sont principalement basées sur la LATC (Loi sur Aménagement du Territoire Cantonal), le RATC (règlement d'application) et le règlement communal sur la Police des constructions. Tous ces règlements sont disponibles sur le site Internet de la commune ( http://www.oleyres.ch) sous Autorités-réglements et Autorités-Législation cantonale.

Selon la LATC, la règle suivante prévaut :
Aucun travail de construction ou de démolition, en surface ou en sous-sol, modifiant de façon sensible la configuration, l'apparence ou l'affectation d'un terrain ou d'un bâtiment, ne peut être exécuté avant d'avoir été autorisé (art. 103 al. 1 LATC).

Rénovations :
Les travaux de rénovation ne nécessitent en principe pas d'autorisation, sauf s'il y a changement de matériau (par exemple tuiles remplacées par de la tôle ondulée) ou de couleur. En outre, lors de l'adoption du règlement sur la Police des constructions, le législatif d'Oleyres a souhaité imposer des normes d'esthétique (art. 9, 11, 27), normes pour lesquelles l'exécutif est aussi tenu d'appliquer une égalité de traitement pour tous.

Transformations :
La participation aux coûts d'infrastructure (eaux clairs/eaux usées/épurations) étant basée sur les surfaces habitables, une transformation, sans remise d'un dossier d'enquête et acquittement des taxes (cf. règlements épuration des eaux, art. 40 et distribution d'eau, art. 41), est passible d'amende. Les surfaces habitables répertoriées lors la mise en séparatif du réseau de la commune font foi.

Constructions :
Toute construction est soumise à enquête. En principe, une enquête complète est nécessaire, c'est-à-dire que le dossier doit circuler au canton. Cependant dans la zone à bâtir, la municipalité peut dans certains cas définis par la jurisprudence, accorder une dispense d'enquête publique tant pour les transformations que pour les constructions (LATC 111). Dans tous les cas où la municipalité accorde une dispense, les voisins directs sont informés en apposant leur signature sur un formulaire attestant qu'ils ont été informés. Ils disposent d'un droit de recours de 20 jours auprès du tribunal administratif. Pour les enquêtes complètes, ce sont les délais qui figurent dans le descriptif de l'enquête qui font foi.

Construction hors zone à bâtir :
Il n'est pas possible d'aborder ici les cas hors zone à bâtir. On va simplement signaler que depuis cette année, toutes les zones sont inventoriées au cadastre, de ce fait certains articles du règlement de la Police des constructions sont devenus caducs, tel l'art. 20. En grandes lignes toutes les enquêtes hors zone sont soumises à autorisation cantonale.

Suivi des enquêtes:
Toutes les enquêtes et dispenses d'enquêtes sont affichées au pilier public, de plus les enquêtes complètes sont publiées dans la feuille des avis officiels d'Avenches, dans la FAO, et sur le site Internet de la commune, sous Administration-enquêtes.

Un grand nombre de renseignements peuvent également être trouvé sur le site de la CAMAC (Centrale des autorisations, http://www.camac.vd.ch/). Sur ce site on accède entre autre, au téléchargement de tous les formulaires de mise à l'enquête, à la liste des mandataires agréés par le canton, à la saisie électronique de certains formulaires d'enquête (à condition de faire la demande des codes d'accès au canton), etc...

Citernes :
Les citernes sont un sujet à part. Jusqu'à 4000 litres de capacité il est possible d'éviter une enquête publique, cependant un certain nombre de normes doivent être respectées. Pour de plus amples renseignements consulter la check liste et la marche à suivre pour la circulation des dossiers au canton :
http://www.dse.vd.ch/eaux/citernes/pdf/reception.pdf
http://www.dse.vd.ch/eaux/citernes/pdf/cheminement.pdf

Modifications de la loi :
Les citoyens qui ne sont pas satisfaits de la loi ont la possibilité par le biais du conseil général de proposer des amendements au niveau communal. Le processus démocratique veut qu'un article obtienne l'aval de la majorité des électeurs pour être adopté. C'est une très bonne manière de faire progresser la démocratie et de doter l'exécutif d'un instrument en adéquation avec la situation des citoyens. Les citoyens peuvent également intervenir au niveau cantonal en s'adressant aux députés de la région.

Conclusion :
Comme on le constate, le sujet est vaste et je suis amplement récompensé si vous avez lu cet article jusqu'ici. En règle générale il est préférable de se renseigner avant d'entreprendre des travaux afin d'éviter d'inutiles déconvenues.

La municipalité se tient volontiers à votre disposition pour toute question, elle est là pour vous aider et vous conseiller dans vos démarches dans la mesure de son possible.

Félix Maurer